15-12-2017

«Le cinéma expérimental n'existe pas»

Je suis depuis longtemps gêné par le terme «cinéma expérimental», qui de Hans Richter à Jonas Mekas renvoie pourtant au travail de cinéastes qui me sont chers. Par comodité, et faute d'avoir trouvé un meilleur terme, je l'emploie souvent moi-même pour qualifier une partie de mon propre travail, mais ce serait peu dire que le mot «expérimental» me laisse insatisfait. Il évoque un caractère hasardeux, non contrôlé, dont le résultat serait totalement ou pour partie laissé à la chance et échappant à l'auteur. De ce fait le terme «cinéma expérimental» ne permet pas de nommer ce qui relève pourtant le plus souvent d'une écriture cinématographique certes différente mais choisie, contrôlée et maitrisée. On n'imagine pas qu'un montage aussi soutenu et précis que celui de Walden de Jonas Mekas puisse être perçu ou qualifié d'aléatoire.

Et puis l'autre jour, au hasard d'une navigation sans but sur les Internets, je découvre ce texte (non daté) de Marcel Hanoun.