Joseph Paris est cinéaste. Sa pratique des images va d'un terrain documentaire traversé par le cinéma expérimental à un cinéma expérimental qui investit le théâtre et les musées.
En 2008, il co-fonde le collectif Kassandre, associant expérimentation formelle et juridique autour des licences libres. Son premier film documentaire, Naked War (2014) décrypte la grammaire cinématographique des actions de Femen et montre comment les activistes sont parvenues à retourner la mécanique de la société du spectacle contre elle-même. Le repli (2024), sorti au cinéma, expose comment la violence sémantique portée par certains discours politiques se prolonge en atteintes à l'État de droit.
Depuis 2022, il développe en Ukraine un long-métrage qui questionne la place qu'ont pris les images militaires dans notre quotidien et se confronte à l'emprise du dispositif militaire sur les images documentaires en temps de guerre. Il conduit en parallèle avec l'autrice Joanna Dunis et le créateur sonore Alejandro Van Zandt-Escobar des expérimentations sur les points de rencontre entre texte, son et image.
Il a travaillé pour Raoul Peck sur Exterminate All The Brutes (HBO) et réalisé Mourir gracieusement, vingt-quatre heures de cinéma improvisé diffusées en direct.
Il entretient avec le metteur en scène Benjamin Lazar une collaboration de longue date : La lame et le pinceau (Musée du Louvre, 2025), La Nuit des hiéroglyphes (Institut de France), Heptaméron (Théâtre des Bouffes du Nord), Maldoror (Athénée-Théâtre Louis Jouvet), La Forêt des masques, film exposé au Musée d'art moderne de Paris dans le cadre de l'exposition Toyen (2022).
Pour 2025–2026, il est délégué au documentaire à la Société des réalisatrices et réalisateurs de films (SRF).